Mémoire de la résistance juive : 2 événements inédits en Belgique occupée
Vidéos réalisées par Zakhor-Belgium avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et en collaboration avec le service de didactique de l'histoire de l'Université de Liège.
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Sur les traces de la Shoah : 1940-1942 et 1942-1944
Applications cartographiques réalisées par Zakhor-Belgium avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et en collaboration avec le service de didactique de l'histoire de l'Université de Liège.
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En complément aux vidéos et aux cartes
Une chronologie comparée, un glossaire et des notices biographiques pour compléter la compréhension des vidéos et des cartes.
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Autres ressources conseillées
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 Vidéos proposées par le Foyer israélite de Charleroi

 

Mémoires de la résistance juive à Charleroi (1942) – la Gestapo piégée

Été 1942 en Belgique occupée.  Les Allemands ont décidé de recourir aux rafles afin de poursuivre la déportation des Juifs à Auschwitz.Le tour de la petite communauté de Charleroi s'annonce.Pour retracer ces événements, notre enquête se pose dans les pas d'un certain Jules Mehlwurm. Après avoir aveuglément accepté la responsabilité de représenter tous ses frères juifs de Charleroi, celui-ci se retrouve dans l'obligation de les livrer à la Gestapo. Quel regard peut-on poser aujourd'hui sur ces gens pris dans un piège qui les dépassait ?

 

Mémoires de la résistance juive à Charleroi (1943) – le "feu de la vengeance"

Juin 1943 en Belgique occupée. L'organisation de résistance juive de Charleroi s'occupe de centaines de Juifs passés dans la clandestinité.}Des informations fiables sur le sort de ceux qui ont été déportés parviennent à aux oreilles des résistants juifs. Ils décident de réagir ... Leur initiative tient à la fois du sursaut de dignité et de l'appel à la vengeance. Des décennies plus tard, le temps de la Mémoire est venu.

 

 Sur les traces de la Shoah : applications cartographiques et chronologie

Cartes documentaires proposées par le Foyer israélite de Charleroi

Mai 1940 - septembre 1942

Présentation

Dès la fin 1940, les Juifs de Charleroi doivent se rendre dans leur commune pour s'inscrire dans un registre spécial. Avec la mise en oeuvre de cette ordonnance antijuive, les Allemands amorcent un processus de persécution et de spoliation. Ils espèrent que les Juifs devenus totalement démunis se résigneront à une prétendue réinstallation à l'Est qui consiste en réalité en leur mise à mort.

L'étoile jaune fait son apparition dans les rues de Charleroi en juin 1942. Cette mesure fait suite à l'instauration d'un isolement complet (une forme de ghetto incarné par l'obligation d'adhérer à l'Association des Juifs de Charleroi créée de toutes pièces). Cette instance sera toutefois infiltré par la résistance.

Le port de l'étoile donne le signal de la déportation.
La résistance juive de Charleroi parvient à déjouer une rafle massive. Elle se doit alors d'assurer la prise en charge de centaines de protégés passés brutalement dans la clandestinité.

Liens

Bibliographie

Pierre BRODER, Des Juifs debout contre le nazisme. Présenté par Maxime Steinberg, Bruxelles,Vie ouvrière, 1994.

Jean-Louis DELAET (sous la direction), Cinquantième anniversaire de la Libération. Le pays de Charleroi de l’Occupation à la Libération, 1940-1944, Charleroi, 1994.

Vincent VAGMAN, Présence juive à Charleroi. Histoire et mémoire, Les mots pour le lire, Namur, 2015.

Maxime STEINBERG, L'Étoile et le Fusil : La Question juive, 1940-1942, tome 1, Bruxelles, Vie ouvrière, 1983.

Jean-Philippe SCHREIBER et Rudi VAN DOORSLAER (sous la direction), Les Curateurs du Ghetto : l'Association des Juifs en Belgique sous l'occupation nazie, Bruxelles, Labor, 2004.

Rudi VAN DOORSLAER, Emmanuel. DEBRUYNE, Frank. SEBERECHTS & Nico. WOUTERS, La Belgique docile. Les autorités belges et la persécution des Juifs en Belgique durant la Seconde Guerre mondiale, Bruxelles, 2007.

Consulter la carte Sur les traces de la Shoah Mai 1940 - septembre 1942

 

Août 1942 – septembre 1944 – Épilogue

Présentation

La résistance juive de Charleroi récolte des fonds, fabrique de faux papiers et s'organise pour prendre en charge ses protégés.

Elle publie un journal clandestin et sera en mesure de révéler aux Juifs cachés ce qu'il est advenu de leurs proches qui ont été déportés. Ceux-ci ont été convoyés à Auschwitz et directement gazés si ils ne servent pas de travailleurs voués à une mort par épuisement ou de cobayes humains pour des expériences médicales.

La libération de Charleroi en septembre 1944 ne sera donc pas une délivrance complète car des familles sont amputées.
Certains orphelins décideront de quitter l'Europe. D'autres rescapés choisiront de rebâtir une communauté sur place. Quant aux bourreaux, ils seront jugés.

Désormais, est venu le temps de la mémoire.

Liens

Bibliographie

Pierre BRODER, Des Juifs debout contre le nazisme. Présenté par Maxime Steinberg, Bruxelles,Vie ouvrière, 1994.

Jean-Louis DELAET (sous la direction), Cinquantième anniversaire de la Libération. Le pays de Charleroi de l’Occupation à la Libération, 1940-1944, Charleroi, 1994.

Vincent VAGMAN, Présence juive à Charleroi. Histoire et mémoire, Les mots pour le lire, Namur, 2015.

Charleroi-Auschwitz-Charleroi. Benjamin Walzer, le parcours d'un rescapé présenté, commenté et illustré par Vincent VAGMAN, Les mots pour le lire, Namur, 2015.

Fabrice MAERTEN, Tuerie de Courcelles, dans Paul ARON et José GOTOVITCH (sous la direction), Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale en Belgique, Bruxelles, André Versaille éditeur, 2008, pp. 119-120.

Flore PLISNIER, L’ordre nouveau et le rexisme dans la région de Charleroi - Seconde partie : L’ordre nouveau à Charleroi durant la Seconde Guerre mondiale, dans Documents et rapports, Société royale d’archéologie, d’histoire et de paléontologie de Charleroi, t. LXIV,‎ 2009.

Guillaume GILBERT, Le procès des criminels membres de la Sicherheitspolizei de Charleroi : mémoire présenté en vue de l'obtention du titre de licencié en Histoire pour la période contemporaine, Bruxelles, ULB, 2006.

Maxime STEINBERG, L'Étoile et le Fusil : Les cent jours de la déportation des Juifs de Belgique, tome 2, Bruxelles, Vie ouvrière, 1984.

Insa MEINEN, La Shoah en Belgique  (traduit de l'allemand par Sylvaine Gillot-Soreau), Bruxelles, Renaissance du livre, 2012.

Rudi VAN DOORSLAER, Emmanuel. DEBRUYNE, Frank. SEBERECHTS & Nico. WOUTERS, La Belgique docile. Les autorités belges et la persécution des Juifs en Belgique durant la Seconde Guerre mondiale, Bruxelles, 2007.

Laurence SCHRAM, L'antichambre d'Auschwitz. Dossin, Bruxelles, Racine, 2017. 

Consulter la carte Sur les traces de la Shoah Août 1942 - septembre 1944 . Epilogue

 

En complément des vidéos et des cartes


 

Chronologie comparée

Télécharger la chronologie comparée de la Seconde Guerre Mondiale en Belgique et à Charleroi (pdf)

Glossaire

Caserne Dossin :

Caserne militaire belge transformée en 1942 en camp de rassemblement des Juifs arrêtés en Belgique en vue de les envoyer par convois ferroviaires vers Auschwitz. https://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_de_regroupement_de_Malines

Comité de Défense des Juifs-CDJ

Organisation de résistance juive fondée en 1942 et comprenant une section à Charleroi : le CDJ de Charleroi. https://fr.wikipedia.org/wiki/Comit%C3%A9_de_d%C3%A9fense_des_Juifs

Drancy

Camp en banlieue parisienne de rassemblement des Juifs arrêtés en France en vue de les envoyer par convois ferroviaires vers Auschwitz. https://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_de_Drancy

Front de l'Indépendance

Organisation clandestine belge de résistance d'émanation communiste mais ouverte à tous les résistants. Les résistants communistes juifs s'étaient adossés au Front de l'Indépendance. http://www.cometeline.org/cometresist.htm

Juste parmi les Nations

Titre honorifique remis depuis 1953 par les autorités israéliennes aux personnes qui ont risqué leur vie pour sauver des Juifs pendant la guerre. https://fr.wikipedia.org/wiki/Juste_parmi_les_nations

Kommandantur

Terme allemand signifiant un ressort territorial administratif dans l'organisation de l'occupation des territoires conquis.

Kommando

Terme allemand signifiant "équipe" ou "détachement" fréquemment utilisé pour désigner les "kommandos de travail" regroupant des détenus.

Mur de l’Atlantique

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mur_de_l%27Atlantique

Réfractaire(s)

Personne souhaitant se soustraire à une obligation, en l'occurence le Travail Obligatoire.

Solidarité juive

Organisation secrète de résistance juive fondée à Charleroi en 1940 par un trio de militants communistes (Pierre Broder, Max Katz et Sem Makowski) pour venir en aide aux Juifs frappés de paupérisme et pour collaborer avec les mouvements de résistance. La Solidarité juive se rallie au CDJ en 1942 et s'occupe de venir en aide aux Juifs qui se cachent pour échapper aux déportations.

Vichy

Ville française dans le département de l'Allier où s'installe un nouveau régime français d'extrême droite né après la défaite de 1940 et qu'incarne le Maréchal Pétain. Le nom de ce régime politique est associé à la ville de Vichy. "Vichy" collabore avec les Allemands et est en charge d'une zone "sud" de la France (zone non occupée jusqu'en novembre 1942).

Notices biographiques

André (abbé Joseph)

Prêtre namurois engagé dans le sauvetage des Juifs et reconnu comme "Juste parmi les nations". https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Andr%C3%A9

Broder (Pierre ou Pinkus)

Militant juif communiste de Charleroi co-dirigeant de Solidarité juive puis du CDJ de Charleroi. Il s'était spécialisé dans la fabrication de fausses pièces d'identité. Pierre Broder a consigné ses souvenirs dans un livre (voir bibliographie). Il est resté actif après la guerre dans les organisations juives d'entraide aux rescapés. https://fr.wikipedia.org/wiki/Pinkus_Broder

Clauberg (Docteur Carl)

Médecin nazi spécialisé en gynécologie qui utilisait des détenues comme cobayes humains pour ses expériences de recherches. https://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_Clauberg

Degrelle (Léon)

Fondateur du parti d'extrême droite "Rex" et figure dominante de la collaboration belge avec les nazis en Belgique francophone et combattant pour les Allemands en Russie contre l'Armée rouge. https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_Degrelle

Englebin (Bourgmestre Oswald)

Militant du parti d'extrême droite "Rex" et désigné Bourgmestre de Charleroi. https://fr.wikipedia.org/wiki/Oswald_Englebin

Falkenhausen (Alexander von)

Officier allemand à la tête de la Belgique occupée et signataire des ordonnances anti-juives édictées entre 1940 et 1942. https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexander_von_Falkenhausen

Himmler (Reichsführer Heinrich)

Haut dirigeant nazi, chef de la Gestapo et commanditaire de la déportation des Juifs d'Europe occidentale à partir de 1942. https://fr.wikipedia.org/wiki/Heinrich_Himmler

Katz (Max ou Israël)

Militant juif communiste de Charleroi co-dirigeant de Solidarité juive puis du CDJ de Charleroi. Max Katz est officiellement secrétaire du comité de Charleroi de l'Association des Juifs en Belgique (AJB) imposée par les Allemands pour organiser l'isolement et la persécution des Juifs. Ce faisant, Max Katz a infiltré cette Association pour le compte de la résistance. Max Katz est arrêté sous une identité d'emprunt et meurt en camp de concentration.

Makowski (Sem ou Schmerl)

Militant juif communiste de Charleroi co-dirigeant de Solidarité juive puis du CDJ de Charleroi. Il est aussi connu comme écrivain et poète en langue yiddish (langue véhiculaire juive d'Europe orientale dérivée du bas allemand écrite en caractères hébreux).

Mehlwurm (Jules ou Judah)

Juif émigré à Charleroi après la Première Guerre mondiale qui accepte sans deviner ce qui l'attend d'être le président de l'AJB de Charleroi. Il obtiendra une forme de réhabilitation après la guerre en obtenant la nationalité belge.

Pétain (Maréchal Philippe)

Ancien vainqueur de la bataille de Verdun (Première Guerre mondiale) et bénéficiant d'un très grand prestige dans la population française en 1940, Philippe Pétain favorise la capitulation française en 1940 et la collaboration avec l'Allemagne. Il incarne un nouveau régime politique français (1940-1944) dit "de Vichy". https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_P%C3%A9tain

Romsée (Gérard)

Militant flamingant d'extrême droite qui endosse des hautes responsabilités dans l'appareil administratif belge. https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_Roms%C3%A9e

Tirou (Bourgmestre Joseph)

Homme politique carolo d'obédience libérale qui est resté dans la mémoire comme un "Bourgmestre bâtisseur". https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Tirou


 Autres ressources conseillées

Dossier pédagogique

Un site web pédagogique réalisé par le Centre d'action Laïque pour favoriser la compréhension des mécanismes et des facteurs historiques qui ont mené au génocide (film et 8 leçons)

http://ladeportationdesjuifs.be/

Modus operandi, Un film de Hugues Lanneau

De 1942 à 1944, 24.916 Juifs, hommes, femmes et enfants, ont été déportés de Belgique vers Auschwitz. Seuls 1.206 d’entre eux en sont revenus. Une poignée de nazis ont mis en place cette persécution, qui n’a pu avoir lieu qu’avec l’appui inconscient ou volontaire de certaines autorités belges. De nombreux films se sont intéressés au « Pourquoi ? » de ces événements. Modus Operandis’intéresse au « Comment ? ». C’est notre histoire, à chacun d’entre nous.

Une coproduction © Les Films de la Mémoire – Création et Mémoire – Triangle7 – RTBF – VRT – Shema Israël – Ceges-Soma – Musée juif de la déportation et de la résistance – La Wetterenoise
www.lesfilmsdelamemoire.be

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